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Il y a 110 ans naissait Maxence Van der Meersch

Lili
2 mai 2017

Le 4 mai 1907 naissait ce grand auteur roubaisien qui nous a si bien décrit la vie et les moeurs et coutumes de notre ville et de notre région. Partez à la découverte de l'homme et de ses histoires à travers cette petite sélection.

A travers ses romans (prix goncourt en 1936 pour "l'empreinte du dieu") on a pu découvrir la difficile vie des ouvriers du textile, les ravages de la première guerre mondiale, la course à la contrebande, le métier de chirugien ou bien encore la vie de Sainte Thérèse. 

Van der Meersch au plus près

Térèse Bonte (1927-....)
Artois Presses université

Très au-delà de cette région du Nord dont il est l'écrivain emblématique, les romans de Maxence Van der Meersch ont été les livres-cultes de toute une génération dans l'entre-deux-guerres : La Maison dans la dune (1932), L'Empreinte du dieu (Prix Goncourt 1936), Corps et âmes (1943) connurent une fulgurante popularité - au meilleur sens du mot - avant une éclipse tout aussi soudaine. Mais, au-delà des légendes, des rumeurs, des cabales et des controverses - au-delà des silences, surtout - qui entourent sa personne et son oeuvre, Van der Meersch reste aujourd'hui encore très largement une énigme. C'est dans le secret de cet homme et de cette oeuvre que nous emmène l'essai de Térèse Bonte, qui a partagé l'intimité familiale de l'écrivain et retrace ici, de façon enfin süûre, complète et précise, l'itinéraire biographique mais aussi intellectuel et spirituel de Van der Meersch, ainsi que la genèse de ses oeuvres, de La Fille pauvre à La Petite Sainte Thérèse. De l'évocation du bébé Max à celle de l'écolier Vander, de l'étudiant au visage tout droit sorti d'un tableau de Vélasquez à l'amoureux de vingt ans, de l'avocat fragilisé par sa propre véhémence à l'agonisant dans le secret des dunes, une figure beaucoup plus complexe surgit alors, grave et ardente, entière et nuancée à la fois, à l'image de cette oeuvre qu'on a trop vite démodée en la réduisant à sa charge moraliste , à sa vision manichéenne , ou en la reléguant au magasin de curiosités régionales, rayon folklore et traditions du Nord ... Savoureusement reconstitués grâce à une enquête alimentée par des documents et témoignages de première main auxquels l'auteur a eu un accès privilégié, mais aussi par les souvenirs personnels puisés dans la saga familiale, c'est toute une époque, toute une histoire et tout un pays que fait revivre Térèse Bonte. à travers les évocations pittoresques ou pathétiques des scènes, des ambiances, des décors, des personnages et des épisodes les plus marquants de la vie et de l'oeuvre de Maxence Van der Meersch, voici d'abord le Roubaix d'Invasion 14 ou de Quand les sirènes se taisent, avec ses cafés-concerts et ses luttes sociales, sa misère et sa liesse. Et Dunkerque la frontalière, et Anvers l'opulente, et Bruges la vive de La Maison dans la dune, de Maria fille de Flandre ou de L'Empreinte du dieu - et tant d'autres décors, de Flandre ou d'Artois, amoureusement arpentés par Van der Meersch. Mais c'est surtout un magnifique portrait que l'on va trouver dans cet ouvrage celui d'un homme et d'un écrivain animé par la plus haute exigence et la plus parfaite intégrité dans ses convictions, dans ses passions, dans ses combats, dans son art - dans son destin incandescent ici retracé au plus près. Préfacé par Christian Morzewski, Professeur de Littérature française à l'Université d'Artois, l'ouvrage est complété par une bibliographie de l'oeuvre de Maxence Van der Meersch et de sa réception critique, établie par Mary Barbier-Gossart, et illustré de nombreuses photos (pour la plupart inédites) provenant des archives personnelles de l'auteur ainsi que du Fonds Sarah et Maxence Van der Meersch déposé a Wasquehal.


Nouvelles et chroniques. Tome 1

Maxence Van der Meersch (roubaisien) (1907-1951)
Artois Presses Université

Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables manifestes où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image réactionnaire de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des gens de peu dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, L'Affaire Jean Boudart, apporte un témoignage exceptionnel sur la première carrière de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.


Nouvelles et chroniques. Tome 2

Maxence Van der Meersch (roubaisien) (1907-1951)
Artois Presses Université

Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables manifestes où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image réactionnaire de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des gens de peu dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, L'Affaire Jean Boudart, apporte un témoignage exceptionnel sur la première carrière de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.


Maxence Van der Meersch, héraut du peuple

Mary Melliez
Ed. Books on Demand

Première thèse de littérature française consacrée à celui qui fut le Prix Goncourt 1936, «Maxence Van der Meersch, héraut du peuple», à travers l'analyse de ses oeuvres et de ses inédits et reproductions à l'appui, se propose d'examiner la place du romancier septentrional dans la littérature populaire. L'examen de ses idéologies sociales et politiques permet de mieux cerner un homme qui, fidèle à ses convictions, refusa d'intégrer un groupe qui ne le représentât pas intégralement et demeura ainsi inclassable tant sur le plan littéraire que politique.Les thèmes de prédilection du romancier sont passés en revue, et l'analyse de ces différents poncifs et clichés conduit à une remise en questions des reproches de manichéisme et de simplification extrême souvent faits à l'écrivain.Si son engagement et sa volonté de convaincre l'amenèrent parfois à des prises de position très tranchées, la principale cause qu'il voulut défendre fut celle du peuple, pour lequel son attachement ne se démentit jamais.L'étude s'appuie sur les romans publiés et inédits de l'auteur, ainsi que sur les archives de son oeuvre. Elle est complétée par des annexes qui exhument des textes jusque là inédits.


L' empreinte du Dieu

Maxence Van der Meersch (roubaisien) (1907-1951)
Ed. De Borée

Tirée des griffes d'un mari violent, Karelina, jeune ouvrière timide et triste, tombe amoureuse de son sauveur. Prix Goncourt 1936.


Gens du Nord

Maxence Van der Meersch (roubaisien) (1907-1951)
Omnibus

Ce roman fait une peinture des paysages de la Flandre de la première moitié du XXe siècle, de ses dunes et de la mer du Nord, des petites gens, ouvriers, domestiques ou contrebandiers.


La maison dans la dune

Maxence Van der Meersch (roubaisien) (1907-1951)
Albin Michel


Invasion 14 : roman

Maxence Van der Meersch (roubaisien) (1907-1951)
Ed. Albin Michel

Ce roman raconte l'épisode méconnu de l'occupation du nord de la France par l'Allemagne en 1914. Les hommes sont envoyés en Allemagne ou soumis au travail forcé. Les réfractaires sont envoyés à proximité de la ligne de feu, tandis que les enfants, femmes et vieillards sont acheminés vers le sud. Les Allemands pillent et confisquent. Résistants et collaborateurs s'affrontent...